une aventure de rugby

Le 18 Avril 2015, repas du sanglier à Buros

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Le soleil n’était pas encore à son zénith, que déjà le petit groupe des marcheurs USNordistes avait rejoint le sien pour leur parcours traditionnel à travers le bois de Pau, direction Buros.

Congratulations faites et photos prises, on partit dare dare… car mieux vaut dare que jamais. En effet, le Guide Suprême, Gérard, trouvait qu’on avait trop mariné là, tchi, tchi, comme dirait un corse impatient devant la tombe de Tino Rossi.

La traversée de la forêt se passa comme dans un rêve, moment hautement culturel en matière d’écologie participative. Et, sous la canopée verdoyante, les copains, clopin clopan, passèrent allègrement, de la ripisylve aux vastes étendues d’acers palmati atopurpurei. Instants bénis à peine troublés par le passage ponctuel et… attendu, du « 10 h 15 » d’Air France en partance vers Ailleurs. Et que ceux ou celles qui n’entraveraient rien à ces termes sylvestres hautement enrichissants qu’ils prennent donc la peine de rejoindre le groupe pédestre l’an prochain, plutôt que de  se précipiter sur Internet pour s’informer bêtement… glandeurs que vous êtes !! Ils y auront  le privilège d’y écouter des commentaires avertis de notre Grand Timonier ( par grand, j’entends compétence et disponibilité, pas taille du personnage), Gérard, le « pape du fourré touffu et du bourgeon à peine éclos », commentaires qui, en ces lieux forestiers, sont vertement dignes de Patrick Chêne, Jean Paul Olivier ou Gilles Bouleau.

Le temps pressait, nous étions attendus, regrettant un instant que notre guitariste bordelais ne nous gratifie pas, benoitement, d’une aubade sous les frondaisons. Il aurait pu nous chanter évidemment, …comment y échapper, le répertoire de Berthe… Sylva, ou quelques couplets de Marie Laforêt et de Jacques Dutronc.

Nous arrivâmes enfin au Nirvana espéré, déjà fumant et envahi d’odeurs de barbecue prometteuses. Oui, nos hôtes-chasseurs étaient déjà à l’œuvre, depuis matines. Nous fûmes accueillis par leur mentor, Jacky Tiret, qui est à la chasse ce que Coup est à la pêche (celle-là, elle demande un instant de réflexion que je vous accorde volontiers). Derrière lui, le groupe des invités « sédentaires », qui, piètres chasseurs au temps de leur folle jeunesse, étaient plus prompts à prendre des cartouches qu’à tirer des coups.

On s’y gratula gaiment, façon élégante de se retrouver, bien moins con que de se con-gratuler. Souvenirs de l’un, soucis de l’autre, la vie continuait à tourner ses pages, un verre à la main. Débats juste interrompus par notre G.O. du club, toujours juste dans ses interventions (celle-là, y a guère que sa compagne qui peut la comprendre). Christian, dont le seul défaut est d’avoir un nom trop compliqué pour trouver un jeu de mot à deux balles.Christian, donc, sut trouver les mots sympas et n’oublier personne pour remercier chacun d’être là pour pérenniser ces retrouvailles, à l’image de notre cher Gérard Lom toujours ponctuel quand il s’agit de venir jeter un œil paternel sur ses petits.

On passa vite à table, on était aussi venus pour ça… et pas question de carboniser sanglier et chevreuil. Ils avaient auparavant trop sué sang et eau pour qu’on ne le respectât pas. Repas toujours parfait où il ne manqua rien à nos palais gourmands.

Et pendant café et pousse-café, on y chanta aussi et sans partition, la guitare à Benoit piaffant d’impatience… Tout à l’impro ! Du rétro, très rétro même, du sixties aussi, du paillard, de celui dont, Alzheimer approchant,  nous sûmes nous souvenir. Du Brassens aussi, qu’un fan, Francis Manauté, gonflé à bloc, nous fit fredonner en quelques couplets.

Mais l’heure tournait, l’heure de siffler la fin du match arriva trop vite.

La pluie se faisant trop humide, orage, ô désespoir, les marcheurs ne feraient pas le retour à pied.

Il faudrait envisager de renouveler l’expérience l’an prochain, manière de conjurer la frustration des conversations interrompues. On avait encore tant à dire au copain qu’on n’avait pu trouver à ses côtés au cours du repas et qu’on cherchait à l’autre bout de la salle.

Alors, Jacky, désolé, mais je sens qu’il va falloir te coltiner les USNordistes l’an prochain… et plus, car affinités. Prévois un créneau pour Avril et préviens les sangliers que, pour eux, l’hiver sera rude, très rude ! A moins que ce ne soit pour les chasseurs burosiens ?

 

 



20/04/2015
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