une aventure de rugby

2017- Le repas chevreuil


2017- Le repas chevreuil

Retrouvailles annuelles de l’USNE/ Buros- 1é Avril 2017

 

Ah, non, il ne manquait rien, rien de rien, même pas la pluie, cet inhibiteur de marche forestière, qui vous noie en un rien de temps l’épifaune édaphique en pleine renaissance printanière, ce crotteur de chaussures qui vous y colle la boue du sentier et vous laisse les pieds toute la journée à Mariné dans des chaussettes humides. Seule une petite troupe, blottie sous un grand parapluie bleu de berger, avait bravé courageusement la flaque et l’ondée, sans se poser de questions.

 

Il ne manquait personne de la bande à Jacky, grand maître es-ripailles; bien présente l’équipe dynamique des chasseurs de Buros, sur le pied de guerre, prête à sonner l’hallali, le barbecue rougeoyant, l’assiette abondante, la côtelette à point et le salmis goûteux.  De la palombe et du chevreuil bio, qui vous coulait au bord des lèvres, la babine frémissante de plaisir. Le tout ayant été, en prologue, fortement apéritivé malgré le déluge humide. Le matinal Jeannot avait même, dès l’aube naissante, apporté les produits top frais, manière de garantir la qualité de la prestation dégustative ( ou des gustatives, ou des gust-hâtives, c’est au choix, mais pas des guss tâtent Yves, ça non jamais !!)

 

Il ne manquait personne, non plus, de la mythique bande à Gérard, lui qui était venu, fidèle,  recompter ses « petits » et retrouver auprès d’eux un peu de la joie que la vie venait de lui  enlever. Retrouver les assidus pour qui ce rendez-vous annuel ne saurait être zappé. On avait même rapatrié du banlieusard parisien frustré d’années de manques usnordistes. On avait même reçu par sms quelques pensées amicales venues de Champagne, c’est dire !!

 

Il ne manquait rien de langues bavardes avant de devenir salivantes, de ventres arrondis, et de cheveux plus sel que poivre pour décorer les « bordures » de quelques cranes luisants, de tapes fraternelles dans le dos, de sourires complices, de « comment ça va », de «  tu te souviens …», de « p..., tu es toujours aussi… ». Les dames se mêlaient aux dialogues ne laissant à personne leur part de commentaires.

Il ne manqua pas non plus les quelques mots du maître de cérémonie du « machin », l’ami Christian ayant une pensée pour le copain Bernard trop tôt disparu, quelques regrets pour les absences plus ou moins volontaires. De gros mercis surtout pour l’accueil dans « La cabane du chasseur ».

 

Il ne manqua pas l’émotion d’un chroniqueur descendu de sa tribune et que chacun sut remercier et encourager pour ses comptes-rendus fidèles. Même s’il est parfois à côté de la plaque, celle qu’il reçut de Michel, le francilien nayais adepte de Conrad Smith, le toucha fortement, promesse étant faite de la mettre en bonne place au fronton de sa maison, pas trop loin du drapeau vert et blanc qui sert de GPS à tous les amoureux de la Section. Promesse faite… la vache, ce sera dur… de continuer à les gaver encore un peu plus de commentaires partisans en direct du Hameau, de mots inventés au pied levé et de vannes à deux balles sur ce rugby qui les a construit et qui parfois, l’âge venu, les déboussole.

 

En garçons bien éduqués, personne ne prit de « cartouche », preuve que chacun sait se tenir, même dans un pavillon de chasse où on en trouve pourtant facilement.

 

Et, changeant habilement, et fort à propos, son fusil d’épaule, preuve qu’il sait être réactif, même en un tel lieu, Benoit agrippa les 6 cordes de sa guitare nomade et sut, comme à son habitude, ne pas oublier les paroles d’un répertoire varié, choralement repris, en guise de digestif, au beau milieu des assiettes irrémédiablement vidées. On resta class’, évitant les chants de carabin pour ne pas choquer la dame. Et ne pas mettre le feu aux poudres, ce qui aurait été un comble en ces lieux explosifs, avouez-le.

 

 Et il ne manqua pas, enfin, le traditionnel « A l’année prochaine », signe que chevreuils, palombes et sangliers ont encore quelques mauvais jours à vivre. Signe aussi que les effectifs n’ont aucunement l’intention de se laisser impressionner par les méfaits du temps, ni de subir l’érosion des amitiés.

 

Allez… on reprend la licence, tous ensemble, les copains !! Et on se rejoue encore le match… autant que faire se peut…

 

PS : Concernant l’épifaune édaphique, je laisserai à Gérard vous en faire un exposé développé lors de la marche d’approche qu’il organisera, soyons en sûrs, pour le repas de l’an prochain !! Soyez-y : le Gégé, lui qu’on pourrait surnommer à juste titre « le Bastard Haut de la forêt », il est toujours précis et documenté quand on lui lance des défis environnementaux, biologiques et écologiques. Il a toujours prouvé, sur les stades comme dans ses Pyrénées, qu’il ne manquait pas de Hulot !!

 

 

 


02/04/2017
1 Poster un commentaire